les derniers cents jours

LES DERNIERS CENTS JOURS / THE LAST HUNDRED DAYS
28 SEPTEMBRE AU 11 NOVEMBRE 1918 / 28TH SEPTEMBER TO 11ST NOVEMBER 1918

 

 

 

 

 

L’offensive des Cent-Jours est l'appellation principalement utilisée dans les pays anglo-saxons pour désigner l'ultime offensive conduite par les Alliés de la Première Guerre mondiale contre les Empires centraux sur le Front de l'Ouest, du 8 août 1918 au 11 novembre 1918. En français, on l'appelle aussi parfois « Les cent jours du Canada » en référence au rôle important joué par le Corps canadien sous commandement de la première arméebritannique.

Pour l'armée française, l’offensive des Cent-Jours se décompose ainsi :

OpérationsBatailles d'ensembleBatailles
Campagne offensive de 1918 3e Bataille de Picardie Bataille de Montdidier (8 août - 15 août)
  (8 août - 14 septembre) 2e Bataille de Noyon ou Bataille de l’Oise et de l’Ailette (17 - 29 août)
  Poussée vers la position Hindeburg Bataille de Savy-Dallon (10 - 20 septembre)
  (29 août - 20 septembre) Bataille de Vauxhaillon (14-15 septembre)
    Bataille de Saint-Mihiel (12-13 septembre)
  Bataille de Champagne et d’Argonne Bataille de Montfaucon (26 septembre – 15 octobre)
  (26 septembre - 15 octobre) Bataille de Somme-Py (26 septembre - 4 octobre)
    Bataille de Saint-Thierry (30 septembre - 4 octobre)
  Bataille de l’Oise, de la Serre et de l’Aisne Bataille de Saint-Quentin (25 septembre - 14 octobre)
  (29 septembre - 30 octobre) Bataille de Mont d’Origny (15-20 octobre)
    Bataille de la Serre (20–30 octobre)
    Bataille du Chesne et de Buzancy (1 - 5 novembre)
    2e Bataille de Guise (4-5 novembre)
  2e Bataille de Belgique Bataille des crêtes de Flandres (27 septembre - 10 octobre)
  (28 septembre - 11 novembre) Bataille de Roulers (14 –15 octobre)
    Bataille de la Lys et de l’Escaut (20 octobre - 11 novembre)
  Poussée vers la Meuse Bataille de Thiérache (6 - 11 novembre)
  (5 - 11 novembre) Bataille de Mézières (8-11 novembre)

L'offensive des Cent-Jours ne se réfère pas à une bataille spécifique ou une stratégie unifiée, mais plutôt à des séquences rapides de victoires alliées à commencer par la bataille d'Amiens.

Cette offensive eut pour résultat la démoralisation définitive des armées allemandes et leur retraite, conclue par l'Armistice signé à Compiègne et marquant la fin de la guerre.

 

 

Circonstances

Les grandes offensives allemandes sur le front de l'Ouest débutées avec l'opération Michael en mars 1918 ont tourné court en juillet. Les Allemands ont réussi à atteindre la Marne mais n'ont pas réussi à réaliser une percée décisive. Lorsque ces offensives prirent fin en juillet, le commandant suprême des forces alliées, le maréchal français Foch, ordonna une contre-offensive qui est connue sous le nom de seconde bataille de la Marne. Les Allemands, se rendant compte que leur position était intenable, se retirèrent de la Marne vers le nord.

Foch estima alors que le moment était venu pour les Alliés de repasser à l'offensive. Les Américains étaient désormais présents en France en grand nombre et leur présence avait revigoré les armées françaises. Leur commandant, le général John Pershing, a tenu à utiliser son armée de façon indépendante. L'armée britannique a également été renforcée par un grand nombre de soldats de retour de campagnes en Palestine et en Italie et par un grand nombre de réservistes retenus auparavant en Grande-Bretagne par le Premier ministre David Lloyd George.

Foch approuva une proposition du maréchal Douglas Haig, commandant du corps expéditionnaire britannique, d'attaquer sur la Somme, à l'est d'Amiens et au sud-ouest du champ de bataille de la Somme en 1916. La Somme a été choisie comme site approprié pour l'offensive pour plusieurs raisons. Comme en 1916, elle constituait la frontière entre les armées britanniques et françaises, définie par la route Amiens-Roye, permettant aux deux armées de coopérer. Ensuite, la campagne picarde fournissait un bon terrain pour les tanks, ce qui n'était pas le cas en Flandre. Enfin, les défenses allemandes, assurées par la deuxième armée allemande du général Georg von der Marwitz, étaient relativement faibles, ayant été soumises à des incursions continuelles par les Australiens dans un processus appelé Peaceful Penetration.

Les batailles

Bataille d'Amiens

Article détaillé : Bataille d'Amiens.

La bataille d'Amiens débuta le 8 août 1918 par une attaque de plus de 10 divisions alliées (australiennes, canadiennes, britanniques et françaises) avec plus de 500 chars. Grâce à une préparation minutieuse, les Alliés bénéficièrent d'une surprise totale1,2. L'attaque, menée par le Corps australien et le Corps canadien de la quatrième armée britannique, réussit à percer les lignes allemandes et les chars attaquèrent les positions allemandes par l'arrière, semant panique et confusion. À la fin de la journée, une avancée de 24 kilomètres de long avait été créée dans les lignes allemandes au sud de la Somme3. Les Alliés avaient fait 17 000 prisonniers et s'étaient emparés de 330 canons. Le total des pertes allemandes ont été estimées à 30 000, le 8 août, alors que les Alliés ont eu environ 6 500 tués, blessés et disparus. L'effondrement du moral allemand conduisit Erich Ludendorff à surnommer ce jour « le jour noir de l'armée allemande »1.

L'avancée se poursuivit pendant trois jours de plus mais sans les résultats spectaculaires du 8 août, l'avancée rapide privant l'attaque du soutien de l'artillerie et de certains approvisionnements4. Au cours de ces trois jours, les Alliés ont réussi à avancer de 19 kilomètres, soit moins de ce qui s'était passé le premier jour, les Allemands ayant entre-temps reçu des renforts5. Le 10 août, les Allemands commencèrent à se retirer du saillant qu'ils avaient réussi à occuper pendant l'opération Michael en mars et se replièrent sur la ligne Hindenburg6.

Bataille de la Somme

Article détaillé : Seconde bataille de la Somme (1918).
1er septembre 1918, Péronne (Somme). Poste d'artillerie établi par le 54e bataillon australien durant son attaque des forces allemandes.

Le 15 août 1918, Foch demanda à Haig de poursuivre l'offensive d'Amiens, même si l'attaque souffrait du manque d'approvisionnements et d'artillerie et si des réserves allemandes avaient été amenées sur le secteur. Haig refusa et se prépara à lancer une nouvelle offensive de la IIIe armée britannique sur Albert qui débuta le 21 août.

L'offensive fut un succès, obligeant la seconde armée allemande à se retirer de 55 kilomètres. Albert fut pris le 22 août. L'attaque fut élargie au sud par la 10e armée française à partir du 17 août, s'emparant de la ville de Noyon le 29 août. Le 26 août, au nord de l'attaque initiale, la Première armée britannique lança une nouvelle attaque qui permit une avancée de 12 kilomètres lors de la deuxième bataille d'Arras. Bapaume tomba le 29 août. Lorsque l'artillerie et les munitions eurent été avancées, les Britanniques de la IVe Armée reprirent l'offensive et le corps australien traversa la Somme dans la nuit du 31 août, brisant les lignes allemandes àMont-Saint-Quentin et Péronne. Le commandant de la IVe Armée britannique, le général Henry Rawlinson, décrivit la progression australienne du 31 août au 4 septembre comme le plus grand exploit militaire de la guerre7.

Le 2 septembre, les Allemands avaient dû se replier sur la ligne Hindenburg d'où ils avaient lancé leur offensive au printemps.

Autres batailles durant l'avancée sur la ligne Hindenburg

Il y eut également d'autres batailles durant l'avancée des Alliés sur la ligne Hindenburg. Ce sont la bataille de Savy-Dallon (le 10 septembre), la bataille d'Havrincourt(le 12 septembre), la bataille de Vauxaillon (le 14 septembre) et la bataille d'Épehy (le 18 septembre). Ces affrontements sont considérés comme mineurs et scandent la retraite allemande sur l'ensemble du front occidental en septembre 1918.

Bataille de Savy-Dallon

Du 10 au 22 septembre, la 1re armée Debeney, entre Saint-Quentin et La Fère, s'emparent des premières avancées de la ligne Hindenburg.
Le 18 septembre, l'armée Debeney (36e et 31e corps), étendue jusqu'au sud de l'Oise, attaque et après avoir enlevé l'épine de Dallon (sud ouest de St Quentin) par les 40e, 102e, 119e Bataillon de chasseurs,321e et 401e régiments d’infanterie aidés du 265e RAC, Castres et Essigny-le-Grand (13e,29e,39e régiment d’infanterie et le 210e régiment d’artillerie), borde la vallée de l'Oise, de Vendeuil à La Fère.

Bataille de Vauxaillon

Le 14 septembre, Mangin (10e armée) attaque au Moulin de Laffaux (128e DI) et sur Allemant (1er corps), puis emporte le plateau est de Vauxaillon et le mont des Singes (30e corps), Sancy, la ferme des Loges et Vailly. Ce jour-là, les régiments de la 41e division (23e, 4e ,128e) de la 128e division (167e, 168e, 169e), de la 5e division (5e, 74e, 224e) sur un front de 1500 mètres, capturent 2500 prisonniers. Au sud du massif de Saint-Gobain, les premières défenses de la ligne Hindenburg sont ébréchées.

Décoration
  • VAUXAILLON 1918 est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.

Batailles de la ligne Hindenburg

Articles détaillés : Bataille de la ligne Hindenburg et Offensive Meuse-Argonne.

Foch planifia alors une grande offensive concentrique sur les lignes allemandes en France, les divers axes d'avance convergeant sur Liège en Belgique.

Les principales défenses allemandes étaient ancrées sur la ligne Hindenburg, une série de fortifications de défense qui s'étendaient de Cerny sur l'Aisne à Arras8. Avant le début de la principale offensive de Foch, les derniers saillants allemands restants à l'ouest et à l'est de la ligne furent enfoncés à Havrincourt et à Saint-Mihiel, le 12 septembre et à Epehy et sur le canal du Nord le 27 septembre9.

La première attaque de la grande offensive de Foch fut lancée le 26 septembre par le corps expéditionnaire américain dans l'offensive Meuse-Argonne. Deux jours plus tard, le groupe d'armées d'Albert Ier de Belgique (l'armée belge et de la seconde armée britannique du général Herbert Plumer) lança une attaque près d'Ypres en Flandre (la cinquième bataille d'Ypres). Les deux attaques progressèrent bien au départ mais furent ensuite ralenties par des problèmes logistiques.

Le 29 septembre, Haig lança l'attaque principale contre la ligne Hindenburg (la bataille du canal Saint Quentin) avec la 4e armée britannique. Le 5 octobre, la IVe Armée britannique avait brisé les défenses de la ligne Hindenburg sur toute sa longueur. Rawlinson écrivit: «Si les Boches [les Allemands] n'avaient pas montré de tels signes de démoralisation au cours du mois passé, je n'aurais jamais envisagé d'attaquer la ligne Hindenburg. Si elle avait été défendue par les Allemands d'il y a deux ans, elle aurait certainement été imprenable ... "

Pendant ce temps, le 8 octobre, les 1e et 3e armées britanniques, emmenées par le Corps canadien, franchissaient la ligne Hindenburg durant la bataille du canal du Nord10.

Cet effondrement força le Haut Commandement allemand à accepter la fin de la guerre. L'évidence de la démoralisation allemande convainquit également de nombreux commandants des forces alliées et dirigeants politiques que la guerre pourrait être terminée en 1918. (Auparavant, tous les efforts avaient été concentrés sur la constitution de forces pour lancer une attaque décisive en 1919.)

La retraite allemande

Au cours du mois d'octobre, les armées allemandes durent reculer de tous les territoires conquis en 1914. Les Alliés repoussèrent les Allemands sur la ligne de chemin de fer reliant Metz à Bruges (indiqué sur la carte en tête de cet article), qui avait servi à alimenter l'ensemble du front dans le Nord de la France et la Belgique pendant une grande partie de la guerre. Lorsque les armées alliées atteignirent cette ligne, les Allemands furent contraints d'abandonner de plus en plus grandes quantités d'équipement lourd et de matériel, réduisant encore davantage leur moral et leur capacité de résistance.

Les pertes restèrent élevées dans l'ensemble des forces combattantes alliées ainsi que dans l'armée allemande en retraite. Des combats d'arrière-garde eurent lieu à Ypres, Courtrai, Selle, Valenciennes, sur la Sambre et à Mons, avec des combats qui se poursuivirent jusqu'aux dernières minutes avant l'armistice qui prit effet à 11 h 00 le 11 novembre 1918. Un des derniers soldats à mourir fut le soldat canadien, George Lawrence Price, deux minutes avant que l'armistice ne prenne effet11. Malgré cela, les tombes militaires présentent parfois des dates de décès postérieures au 11 novembre, il s'agit alors de soldats décédés des suites de leurs blessures survenues avant l'armistice.

Canada’s Hundred Days was a series of attacks made along the Western Front by the Canadian Corps during the Hundred Days Offensive of World War I. Reference to this period as Canada's Hundred Days is due to the substantial role the Canadian Corps of the British First Army played in causing the defeat and/or retreat of the German Army in a series of major battles from Amiens to Mons which along with other Allied offensives ultimately led to Germany's final defeat and surrender. During this time, the Canadian Corps fought at Amiens, Arras, the Hindenburg Line, the Canal du Nord, Bourlon Wood, Cambrai, Denain, Valenciennes and finally at Mons, on the final day of the First World War. In terms of numbers, during those 96 days the Canadian Corps' four over-strength or 'heavy' divisions of roughly 100 000 men, engaged and defeated or put to flight elements of forty seven German divisions, which represented one quarter of the German forces faced by the Allied Powers fighting on the Western Front.[2]However their successes came at a heavy cost, the Canadians suffered 20% of their battle-sustained casualties of the war during the same period.

 

 

 

Background

The German offensives on the Western Front beginning with Operation Michael in March 1918 had petered out by July. The Germans, recognizing their untenable position, withdrew from the Marne towards the north. At this time, Ferdinand Foch ordered the Allies to return to the offensive, as theAmericans were in France, increasing the morale of the Allies. The British Army had also been reinforced by large numbers of troops returning from battles in Palestine and Italy. In addition, they received large numbers of replacements previously held back in Britain by Prime Minister David Lloyd George. Foch agreed on a proposal by Field Marshal Douglas Haig, the commander of the British Expeditionary Force (BEF), to strike on theSomme, east of Amiens and southwest of the 1916 battlefield of the Battle of the Somme. The Somme was chosen as a suitable site for the offensive for several reasons. As in 1916, it marked the boundary between the BEF and the French armies, in this case defined by the Amiens-Roye road, allowing the two armies to cooperate. The Canadian Corps was at this point part of the British Fourth Army under General Henry Rawlinson.

Battles

Battle of Amiens

Allied command had developed an understanding that the Germans had learned to suspect and prepare for an attack when they found the Canadian Corps moved in and massed on a new sector of the front lines. British Prime Minister David Lloyd George reflected this attitude when he wrote in his memoirs: “Whenever the Germans found the Canadian Corps coming into the line they prepared for the worst.”.[4] A deception operation was devised to conceal and misrepresent the Canadians position in the front. A detachment from the Corps of two infantry battalions, a wireless unit and a casualty clearing station had been sent to the front near Ypres to bluff the Germans that the entire Corps was moving north to Flanders.[5] Meanwhile, the majority of the Canadian Corps was marched to Amiens in secret.[6] Allies commanders included the notice "Keep Your Mouth Shut" into orders issued to the men, and referred to the action as a "raid" rather than an "offensive".[7] To maintain secrecy, there was to be no pre-battle bombardment, only artillery fire immediately prior to the advance.[8] The plan instead depended on large-scale use of tanks to achieve surprise, by avoiding a preliminary bombardment, a tactic successfully employed at the Battle of Hamel.[9]

The battle began in dense fog at 4:20 am on 8 August 1918.[7][10] Under Rawlinson's Fourth Army, the British III Corps attacked north of the Somme, the Australian Corps to the south of the river in the centre of Fourth Army's front, and the Canadian Corps to the south of the Australians. The French 1st Army under General Debeney opened its preliminary bombardment at the same time, and began its advance 45 minutes later.[11] The operation was supported by more than 500 tanks, which helped to cut through the numerous barbed wire defences employed by the Germans.[12]

The first day of the attack, August 8, saw the attacking forces broke through the German lines in dramatic fashion, with the Canadians pushing as far as 13 kilometres (8.1 mi) from their starting points. In many places the fog provided good cover for their advances in and through the furrows of the valley of the Luce river which ran through the centre of the Canadian's portion of the battlefield. The tanks were very successful in this battle, as they attacked German rear positions, creating panic and confusion. The swift advance led to a rapidly spreading collapse in German morale that ultimately led Erich Ludendorff to dub it "the Black Day of the German Army" when he was told of the psychological impact on his men.[13]

Continuing to press the advantage gained on Day One, the advance continued for three more days but without the spectacular results of August 8, since the rapid advance outran the supporting artillery that could not be repositioned as quickly as the infantry advanced. By the 10th of August, the Germans had been forced to pull out of the salient that they had managed to occupy during Operation Michael in March, back towards the Hindenburg Line.[13] Left without an enemy to fight or a plan to pursue the retreat the Allied advances in the Amiens sector including those of the Canadians petered out by 13 August and the Amiens operation was halted.[8]

The Canadians remained on the scene at Amiens until 22 August, consolidating their gains and prepared to defend against counter-attack. On the 23rd they were summoned to pull out and go into the line east of Arras for an attack that was to commence three days later. There they were stationed in the villages of Fouquescourt, Maucourt, Chilly and Hallu from which they would attack eastward toward the Hindenburg Line.

At Amiens the four Canadian Divisions faced and defeated or put to flight ten full German Divisions and elements of five others that sat astride their boundaries with the Australians and French on either side of them. In the five earnest days of fighting between the 8th and 13th of August the Canadian Corps captured 9,131 prisoners, 190 artillery pieces, and over 1,000 machine guns and trench mortars. The deepest extent of penetration from their jumping off points was approximately 14 miles or 22.5 kilometres, and in total the Canadians liberated an area of more than 67 square miles/173.5 square kilometres which contained 27 towns and villages.[14]

Breaking the Hindenburg Line

In Arras, the Canadians attacked eastward, smashing the outer defence lines near the powerful Drocourt-Quéant Line (the Wotan Stellung section of the Hindenburg line), along the Arras-Cambrai road. On September 2, 1918, the Canadian Corps, smashed the Drocourt-Quéant line, and broke its main support position, taking 5622 casualties, which brought the total losses of the Arras-Cambrai operation up to 11,423 casualties. After this, the Germans retreated across the Canal du Nord, which was almost completely flooded.

Canadian troops shelter in a ditch along the Arras-Cambrai road.

At the Battle of the Canal du Nord, following up the first breaking of the Hindenburg line, the Canadians used a complex manoeuvre to attack along the side of the canal through an unfinished dry section. The Canadians built bridges and crossed the canal at night, surprising the Germans with an attack in the morning. This proved the ability of Canadian engineers to construct new roads to cross the canal efficiently without the Germans noticing. The specialisation oftroops and formally organised battalions of combat engineers was also effective as it allowed the soldiers to rest instead of working every day that they were not actively attacking.

The Canadians then broke the Hindenburg line a second time, this time during the Battle of Cambrai, which (along with the Australian, British and American break further south at the Battle of St. Quentin Canal) resulted in a collapse of German morale.

This collapse forced the German High Command to accept that the war had to be ended. The evidence of failing German morale also convinced many Allied commanders and political leaders that the war could be ended in 1918. (Previously, all efforts had been concentrated on building up forces to mount a decisive attack in 1919.)

Pursuit to Mons

As the war neared its end, the Canadian Corps pressed on towards Germany and the final phase of the war for the Canadians was known as the 'Pursuit to Mons'. It was during these final thirty-two days of the war that the Canadians engaged the retreating Germans over about seventy kilometres in a running series of battles at Denain and Valenciennes in France and finally Mons in Belgium where they pushed the Germans out of the town on November 10–11.[15] Mons was, ironically, where the British had engaged the German armies for the first time in battlein the Great War on August 23, 1914. As such, Mons is considered by some to be considered the place where the war both began and ended for the British Empire.

Some criticism was leveled at Canadian Corps commander Arthur Currie by Sam Hughes and others for needlessly wasting lives to capture Mons once it was known that the armistice was imminent. They claimed the soldiers who were killed and wounded in taking Mons were sacrificed for not a strategic, but a symbolic objective. The allegations even appeared in print in newspapers run by Hughes' family which led to Currie launching and winning a libel lawsuit against Hughes' son Garnet and others after the war.[16]

Legacy and memorials

Three war memorials stand in commemoration of the actions of the Canadian Corps during the Hundred Days Offensive. The Battle of Amiens is commemorated by le Quesnel Memorial, the battle at the Drocourt-Quéant Line is commemorated by the Dury Memorial, and the Battles of the Canal du Nord, Bourlon Wood, Cambrai (1918) and the Pursuit to Mons is paid tribute by the Bourlon Wood Memorial. The Canadian liberation of Mons is commemorated on a plaque that is on display in the entrance of the City Hall of Mons, just off of the Grand Place.

TUÉ AU COMBAT / KILLED IN ACTION

 

BLESSÉ / WOUNDED IN ACTION

MCDONALD Robert - Mi'kmaq

MÉDAILLÉS / AWARD A MEDAL
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