gueudecourt

GUEUDECOURT
1ER AU 18 OCTOBRE 1916 / 1ST TO 18TH OCTOBER 1916

 

 

 

 

 

Le village de Gueudecourt est à cinq kilomètres directement au sud de Bapaume. C'est là que, le 12 octobre 1916, le Newfoundland Regiment déclencha son assaut héroïque pendant la bataille du Transloy, une des plus importantes batailles de la Somme.

À son arrivée du nord, où elle avait passé dix semaines au saillant d'Ypres, la 88eBrigade, dans laquelle servait le Newfoundland Regiment, fut temporairement attachée à la 12e Division britannique, qui occupait Gueudecourt. Le 10 octobre, à la tombée de la nuit, les Terre-Neuviens occupaient un secteur de quatre cent cinquante mètres sur la ligne de tir, dans la banlieue nord du village. Lorsque l'attaque se déclencha à 14 h 05 le 12, les quatre compagnies terre-neuviennes avancèrent en ligne, avec le 1st Essex Battalion sur leur gauche. Mais les hommes se tenaient si près de leur barrage d'artillerie que plusieurs furent tués ou blessés par leurs propres armes de soutien. Les Allemands qui défendaient les tranchées de première ligne, forcés de se mettre à l'abri pour se protéger des obus, se virent rapidement engagés dans un combat corps à corps. Dès 14 h 30, les deux bataillons d'assaut de la 88e Brigade atteignaient leur premier objectif - la tranchée Hilt, sur la première ligne allemande.

Comme les Terre-Neuviens progressaient vers leur dernier objectif, à quelque sept cent cinquante mètres de leur ligne de départ, ils furent obligés de revenir à la tranchée Hilten raison du feu intense des mitrailleuses venant de l'avant et du flanc droit. Sur leur gauche, une vive contre-attaque ennemie força le 1st Essex à se replier dans la banlieue de Gueudecourt, laissant ainsi le flanc des Terre-Neuviens sans protection. Les équipes de bombardement terre-neuviennes dégagèrent la partie évacuée de la tranchée Hilt et s'en emparèrent puis, le front du bataillon doublant tout à coup de longueur, tous se mirent à creuser avec ardeur dans le dur sol de craie pour y construire un parapet et une nouvelle banquette de tir et, d'une façon générale, renverser la position occupée auparavant par les Allemands.

En fin d'après-midi, la contre-attaque prévue se déclencha, mais le feu nourri des fusils et des mitrailleuses Lewis des Terre-Neuviens repoussa l'ennemi, qui subit de lourdes pertes. Les troupes épuisées défendirent la position contre d'autres attaques jusqu'à ce qu'un bataillon de la 8e Brigade prenne la relève, pendant la nuit, pour qu'elles aillent se reposer en réserve.

Durant les cinquante-trois heures qui s'étaient écoulées depuis son arrivée dans les tranchées, le 10 octobre, le Newfoundland Regiment avait subi deux cent trente-neuf pertes, dont cent vingt tués ou morts à la suite de leurs blessures. Cependant, le régiment avait été l'une des rares unités de toute la Quatrième armée à s'emparer d'un objectif et à le conserver. « Ce succès » écrivit plus tard le commandant de la brigade, « est d'autant plus méritoire qu'il fut le seul véritable succès de cette journée. »

The village of Gueudecourt lies five kilometres directly south of Bapaume. Here, on October 12, 1916, the Newfoundland Regiment made its heroic assault during the Battle of Le Transloy, one of the major battles of the Somme. Arriving from the north where it had spent 10 weeks in the Ypres Salient, the 88th Brigade, in which the Newfoundland Regiment was serving, was temporarily attached to the British 12th Division, which was holding Gueudecourt. By nightfall on October 10, the Newfoundlanders were manning a 450-metre section of the firing line on the northern outskirts of the village. The attack went in at 2:05 in the afternoon of the 12th, all four Newfoundland companies advancing in line with the 1st Essex Battalion on their left. So closely did the men keep up to the curtain of their artillery barrage that several became casualties from the shrapnel of their own supporting guns. In the front German trenches the defenders, compelled by the shelling to remain under cover, were quickly engaged in hand-to-hand fighting. By 2:30 p.m. both assaulting battalions of the 88th Brigade had secured their initial objective—Hilt Trench in the German front line.

As the Newfoundlanders advanced to their final objective, some 750 metres from their starting line, heavy machine-gun fire coming from the front and the right flank forced them back to Hilt Trench. On their left, a sharp German counter-attack drove the Essex Battalion back to the outskirts of Gueudecourt, leaving the Newfoundlanders with an open flank. Newfoundland bombing parties cleared and secured the vacated portion of Hilt Trench and with the Battalion's line suddenly doubled in length, all ranks began digging in the hard chalk to construct a new firing step and parapet and generally reverse the former German position.

In the late afternoon the expected counter-attack developed, but determined fire from the Newfoundlanders' rifles and Lewis guns drove off the enemy with costly losses. The position was held against further assaults and during the night, the arrival of a relieving battalion of the 8th Brigade enabled the weary defenders to hand over their responsibilities and go into reserve.

During the 55 hours that had elapsed since they had entered the trenches on October 10, the Newfoundland Regiment had suffered 239 casualties—of whom 120 had been killed or would die of wounds. But the Regiment had been one of the few units on the whole of the Fourth Army's front to capture and retain an objective. "The success," wrote the Brigade Commander later, "was all the more gratifying as it was the only real success recorded on that day."

ONT COMBATTU / FOUGHT

WINTERS William John - Inuit

TUÉ AU COMBAT / KILLED IN ACTION

 

MÉDAILLÉS / AWARD A MEDAL
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